Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 15:07

Parution des actes des journées : Morphologie et Mondes du Music-Hall - dont un article de Sylvie Perault (SOFETH / Paris 8) : "Un autre envers du music-hall, l'univers des danseuses". L'intégralité des interventions peut aussi être écoutée : link

Par SOFETH - Publié dans : Activités du laboratoire d'ethnoscénologie
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 14:52

L’anthropologue, directeur de recherche honoraire au CNRS, est mort le 1er février à Paris. Un service religieux a été célébré à 15 heures le 9 février au temple de l’Eglise réformée des Batignolles précédant l’inhumation au cimetière de Montmartre. Né à Paris le 26 octobre 1931, Licencié ès lettres, Université de Paris (1955), diplômé d’études supérieures  de philosophie, Université de Paris (1956), entré au Laboratoire d’anthropologie sociale de Claude Lévi-Strauss en 1960, Docteur de 3e cycle, Université de Paris (1967), Docteur ès lettres et sciences humaines, Université Paris V-René Descartes (1980).

Ses recherches conduites en Haute-Volta - devenue le Burkina Faso -, concernent principalement l’organisation sociale et politique d’une société africaine  à pouvoir centralisé, dont le pays est le Moogo, les habitants les Moose (sing. Moaga).

 

Les travaux de Michel IZARD sont d’un grand intérêt pour la recherche en ethnoscénologie. Étudiants et chercheurs connaissent tous l’ouvrage de référence qu’il avait conçu avec Pierre BONTE : Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie . Paris, Presses universitaires de France, XII + 756 pages.1ère éd. 1991 ; coll. Quadrige, 2000, édition augmentée, 850 pages. Co-auteur de l’article « culture » du dictionnaire, Michel Izard apporte un regard critique sur une notion source de malentendus et de naïvetés dans les discussions relatives à ce que serait le « théâtre interculturel », sinon « transculturel » :

 

« Aucune culture n’est isolée et la dynamique culturelle procède non pas de développements endogènes mais d’une permanente interaction entre les cultures. Cependant, toute culture, autant que par le désir d’ouverture vers les autres cultures, est sollicitée par la tentation de fermeture sur elle-même : aucune culture ne peut affirmer sa particularité sans souhaiter marquer sa différence, pensée comme irréductible, par rapport aux cultures avec lesquelles elle est en relation. Tout se passe comme si les cultures s’appliquaient ensemble à se distinguer les unes des autres ; de ce point de vue, l’humanisme universaliste, quelle que soit la noblesse de son inspiration, n’est qu’un discours idéologique occidental à usage interne, comme l’a été l’évolutionnisme. »

 

Au moment où quelques politiques par inculture, ou tactique, réintroduisent dans leurs discours le poncif d’une hiérarchie des civilisations coiffées par celle dont ils se réclament, il n’est pas inutile de poursuivre la citation. Rappel qui invite également les usagers des notions-leurres de « proto-théâtre », de « pré-théâtre » et de « théâtre primitif », à abandonner les chimères du normatif pour s’en tenir au descriptif :

 

« Par la volonté de décentrement radical qui l’anime aujourd’hui, l’anthropologie entend créditer toutes les cultures, passées ou présentes, « primitives » ou économiquement « avancées », de la même dignité, précisément en se reconnaissant « incapable de porter un jugement d’ordre intellectuel ou moral sur les valeurs respectives de tel ou tel système de croyances ou telle ou telle forme d’organisation sociale, les critères de moralité étant pour elle, par hypothèse, toujours fonction de la société particulière où ils ont été énoncés » (Lévi-Strauss, 1983). Dans le dépassement de sa réflexion sur la culture en général et la dissipation de ses illusions sur l’objectivité des découpages culturels, l’anthropologie tire ainsi d’un débat aussi vieux que la discipline elle-même l’un des principes majeurs de ce que l’on pourrait à bon droit appeler sa « politique ». (p. 192)

 

9782130584261-1

Par SOFETH
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 12:26
Premières journées d’études Somato-politiques – 12-13 mars 2012
Laboratoire d’analyse des discours et pratiques en danse, Université Paris 8
Lieu : Paris ou région parisienne, en cours.


 
 Appel à participation 
Ces journées visent à identifier et permettre la rencontre de chercheurs de différentes disciplines qui travaillent sur des objets « parents », les pratiques corporelles, et plus particulièrement les pratiques somatiques et autres « techniques du geste ». Les manières de regarder, dire, problématiser ces techniques du geste informent et transforment à la fois les recherches menées et l’insertion de ces recherches dans les terrains pratiques, sociaux et politiques. Les discussions seront avant tout centrées sur les questions d’épistémologie des techniques du geste (quelles sont leurs sources, leurs modes de transmission, leurs enjeux, etc.), et de méthodologie des recherches. 

Objet des présentations : par « techniques du geste », nous entendons prioritairement les pratiques somatiques (méthodes corporelles et psycho corporelles basées sur le travail de la « prise de conscience », telles que Alexander, Eutonie, Feldenkrais,  BMC, etc.), mais aussi des approches telles que le Contact improvisation, Mouvement Authentique, etc.

Approche : Il ne s’agit pas de réunir des chercheurs à partir d’une liste exclusive d’objets de recherche, mais plutôt à partir de leur approche. Seront privilégiées les propositions qui envisagent l’étude des pratiques corporelles à partir d’une double approche à la fois théorique et pratique ; autrement dit, qui problématisent les pratiques et/ou l’expérience de la pratique. Les textes s’attacheront particulièrement à expliciter les questions de méthode, de problématisation et de construction de l’objet.

Méthode de travail : les participants soumettront avant le 27 février 2012 un travail en cours qu’ils souhaitent soumettre à la discussion (projet d’article, de conférence, programme de recherche, données d’enquête, etc.) ; le document sera de préférence court (5 à 10 pages maximum). Les propositions retenues seront diffusées à l’avance à l’ensemble des participants pour lecture préalable. Il ne s’agit donc pas de présenter des travaux finis, mais plutôt de partager un travail en cours et de l’exposer à une discussion méthodologique interdisciplinaire. Les textes ayant été lus en amont des journées d’études, ils ne feront pas l’objet de présentations orales, mais uniquement de la mise en discussion.

Les journées d’études seront consacrées à une mise en discussion des propositions retenues.
Les discussions seront prioritairement centrées sur les questions méthodologiques et épistémologiques.

Les textes sont à envoyer avant le 27 février à : 
isabelle.ginot : link
et
Par SOFETH
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 09:29

La séance de l'après-midi du vendredi 10 février est remplacée par : "Université Paris X Nanterre bâtiment L salle 118 de 10h à 13, dans le cadre du séminaire de Jean-Louis Besson :
Intervention de Roberta Carreri, Tage et Kaï, acteurs de l’Odin Teatret"

 

Rappel : jeudi 1er mars, soutenance de la thèse de Vera Amaral Torres : "Le Processus de création du mouvement chorégraphique au Brésil dans le contexte de l’élaboration identitaire nationale : le cas de l’Etat de Santa Catarina"

 

Vendredi 2 mars : conférencier invité : Dr. Gilberto Icle
GETEPE-Grupo de estudos em educação, teatro e performance
Departamento de Ensino e Currículo
Programa de Pós-graduação em Educação
Universidade Federal do Rio Grande do Sul

Par SOFETH - Publié dans : Activités du laboratoire d'ethnoscénologie
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 11:53

 

Appel à contributions

 

PENSER LE MOUVEMENT

 

Colloque organisé dans le cadre de l’EA L. I. S., Université Paris-Est Créteil

 

Vendredi 15 juin 2012 et samedi 16 juin 2012

 

     L’Equipe d’Accueil « Lettres Idées Savoirs » organise les 15 et 16 juin 2012 un colloque intitulé « Penser le mouvement ». Réunissant des doctorants et des enseignants-chercheurs en philosophie, littérature, arts et théorie de l’art, le colloque se propose d’examiner la notion de mouvement – qu’il s’agisse du mouvement des corps, humains ou célestes, ou du mouvement de la pensée et de la sensibilité –, dans une perspective métaphysique, épistémologique ou esthétique. 

 

     Eprouvé et observé au quotidien, le mouvement met au défi la réflexion : seul le permanent serait pensable de manière cohérente. Ainsi, malgré leur opposition, éléates et héraclitéens s’accordent sur l’impossibilité de penser le mouvement. Pour Zénon le mouvement est fait d’immobilités. La réalité du mouvement peut-elle être pensée sans contradiction ? Distinguant entre la puissance et l’acte, Aristote relève le défi et inaugure la physique comme science des choses en mouvement. Réunissant la dynamique et la cinématique, la mécanique moderne distingue entre le moteur (l’impulsion dynamique) et le mobile (l’objet mû). Force est de remarquer qu’il y a un domaine dans lequel la puissance du moteur et l’acte du mobile coïncident : la vie. La thématique de la modélisation abstraite du mouvement peut être complétée par  l’expérience vécue de la motricité.

 

     La pensée et l’expérience du mouvement sont inséparables. Est-il impératif pour la pensée qu’elle soit résistance au mouvement ou qu’elle se dissolve dans celui-ci ? Dans une lecture dynamique du réel, la pensée n’est peut-être qu’un élément mobilisable parmi tant d’autres. L’irréductibilité du mouvement à la pensée ouvre des pistes de réflexion : comment diffère la mécanique des corps vivants de celle des corps inanimés ? Quel est le rôle des sensations de mouvement dans la perception et dans l’action ? Dés lors que nous admettons le rôle du corps dans la compréhension du mouvement, qui est le véritable sujet du mouvement ? Comment reconnaissons-nous les intentions qui motivent les mouvements et les actions d’autrui ?

 

     Pour tenter de répondre à ces questions, nous nous proposons donc d’explorer, d’une part, les modélisations du mouvement proposées par la philosophie dans ses rapports avec la psychologie, la psychophysiologie et la mathématisation de la physique, et, d’autre part, la pensée et les représentations du mouvement proposées par la littérature et les arts. Celles-ci sont par ailleurs assez souvent directement inspirées des expérimentations scientifiques et se situent dans un va-et-vient entre différents savoirs où ce qui est interrogé est la capacité même de l’art à capter, à dire et à provoquer le mouvement. Il suffit en ce sens de penser aux méthodes d’enregistrement et de décomposition du mouvement de la deuxième moitié du XIXe siècle (les chronophotographies d’Etienne-Jules Marey et d’Eadweard Muybridge), qui influencèrent le futurisme et, plus tard, l’art cinétique. Ou encore au « sens du mouvement », « sens de l’espace » ou « sens musculaire » que la physiologie et la psychologie de la perception de la même période ont révélé aux arts de la scène et du corps. 

 

Axes thématiques possibles :

 

- les paradoxes du mouvement

- les théories du mouvement d’Aristote, Leibniz, Diderot, Bergson, Deleuze, etc.

- dynamique, cinématique et mathématisation de la physique

- le mouvement de la sensibilité et des affects

- la promenade et la marche

- le flux de conscience

- style et mouvement

- la motricité et la perception de l’action

- le schéma moteur

- la théorie kinesthésique de la constitution

- l’intentionnalité de l’action

 

Les propositions ne dépassant pas 1000 mots et faisant apparaître clairement la méthodologie retenue sont attendues jusqu’au 15 mars 2012 à l’adresse suivante: penserlemouvement@gmail.com. La durée des communications est de 30 minutes.

 

Comité d’organisation :

 

Adinel Bruzan (UPEC), Jean-Marie Chevalier (Collège de France), Raluca Mocan (UPEC), Roxana Vicovanu (Genève)

 

Lieux :

 

Université Paris-Est Créteil
61 avenue du Général de Gaulle
94000 Créteil
Métro : Créteil Université (ligne 8)

Contact : penserlemouvement@gmail.com

 

 

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98,Bd. E.Herriot, BP.3209 – 06204 Nice Cedex

 
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